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portugal dos pequeninos

Um blog de João Gonçalves MENU

EM NÓS

João Gonçalves 13 Ago 08


«Salazar está em nós. (...) Oculto ou dissimulado, Salazar tem estado sempre omnipresente na nossa memória e, inclusive, nas nossas acções e nas nossas pessoais rejeições e repulsas. Porém, não creio que esteja na moda, no sentido tardo-nostálgico da expressão. Penso, até, que um absurdo temor tem procurado atrasar e, até, suprimir, a experiência crucial por que passámos. Também os mais novos, ocasionalmente com a satisfação maligna de "não serem desse tempo", continuam lacrados com o sinete de uma ideologia, de uma época e de um homem. Implorar à História que se apague é uma indignidade obscena.»

Baptista-Bastos, Diário de Notícias

NO MEIO DE NÓS

João Gonçalves 13 Ago 08

Não vale a pena iludir a questão com a retórica académica do ministro Rui Pereira. Nem tão-pouco ressuscitar das profundezas da pior sociologia a "teoria do coitadinho". Existe, de facto, um "clima" adequado à proliferação da pequena criminalidade perigosa, isto é, daquela que pode perfeitamente acabar mal, seja para que "lado" for. O menino de doze anos que faleceu por causa de um tiro não se encontrava a brincar no recreio, em casa ou na praia. Não há "racismo". Houve, sim, azar no cumprimento da lei (parece que o termo adequado aqui é mesmo "dano colateral") e irresponsabilidade familiar. O menino não vivia no meio de "santos". Aliás, o "santo" do pai "anda a monte" há oito anos depois de ter fugido da prisão. Ninguém deu por nada aquando da identificação e o cavalheiro saiu do tribunal montado numa bela carrinha Mercedes. De resto, dia sim, dia não, a tal pequena criminalidade perigosa manifesta-se. Em dependências bancárias, em estabelecimentos comerciais, numa gasolineira, na rua. Neste "ambiente", não é saudável tratar as forças policiais como "inimigos sociais". Pelo contrário. O "inimigo" está no meio de nós. E não é, de certeza, a polícia.

A MÃO DO GENERAL

João Gonçalves 13 Ago 08



«Charles de Gaulle est le seul chef d’Etat français, et l’un des rares dans l’histoire mondiale, dont on puisse dire qu’il fut un essayiste, un mémorialiste et un épistolier de premier rang porté une culture classique et un style de haute volée. Tant et si bien qu’on se dit avec le recul que si le prix nobel de littérature a bien été attribué à Winston Churchill, ce ne peut être qu’à la suite d’une erreur d’aiguillage (même si les Mémoires de celui-ci valent vraiment le détour). Ne jamais oublier que sur sa photographie officielle, le premier président de la Vème République regarde au loin, la main posée sur des volumes reliés, comme d’autres avant lui, mais devant la bibliothèque de l’Elysée, comme aucun de ses prédécesseurs ne l’avait fait avant lui. Le premier des Français n’est pas un enfant de la télé mais un homme du Livre et des livres, c’est de là qu’il vient et de là qu’il procède. Les plus déterminés des antigaullistes devront s’y faire : s’il est un point sur lequel la postérité s’accorde unanimement, c’est bien sur la qualité d’écrivain du Général. Même le féroce pamphlet de Jean-Francois Revel sur Le style du général ne tient plus la route : un demi-siècle après, il fait penser à une correction de copie par un professeur abusivement pointilleux. Car même s’il n’avait pas rencontré l’Histoire, Charles de Gaulle aurait été un écrivain. Tout en lui y tendait. L’exploration de sa bibliothèque personnelle témoigne de ce qu’il s’agit d’une bibliothèque de famille, ni de celle d’un officier plus intellectuels que les autres, mais bien de la bibliothèque d’un écrivain qui aimait lire (trois livres par semaine), écrire et réécrire à la recherche du mot juste et du parfait équilibre. L’officier avant-guerre avait marqué par ses trois textes : d’abord un essai de philosophie historique La discorde chez l’ennemi en 1924 puis deux traités militaires : Vers l’armée de métier en 1934 suivi quatre ans après par La France et son armée. Des essais techniques et spécialisés qui révèlent déjà un style, un ton, un son particulier, reflet d’une solide culture classique, tant littéraire qu’historique, et notamment l’influence du Pascal des Pensées, culture sur laquelle se greffera le goût de certains auteurs contemporains. On le sent déjà pointer dès l’incipit de second traité puisque Charles Péguy y est invoqué : « Mère, voyez vos fils qui se sont tant battus ». Mais c’est bien entendu le mémorialiste en De Gaulle qui le consacrera écrivain, dès la parution des 3 volumes de ses Mémoires de guerre au milieu des années 50 : L’appel, l’unité, le salut. Un massif historique auquel il faudra adjoindre ce que Georges Duhamel appelait « les pièces justificatives », des milliers de documents d’archives qu’une petite équipe de chercheurs dirigée par Olivier Germain-Thomas publiera en plusieurs tomes sous le titre Lettres notes et carnets où l’on verra l’épistolier et le diariste épauler le mémorialiste sans jamais rien céder sur le style et donnant une touche privée qui manquait aux mémoires.Voilà pour l’œuvre publiée mais quel est son terreau, où plongent-elle ses racines, dans quelle tradition ? Où que l’on cherche, les Grecs et les Latins ne sont jamais loin. C’est la base, l’origine et la matrice. Mais encore ? Tous ses registres ont une source. Non que son inspiration fut sans mystère mais elle trouve toujours une origine dans de grands textes, encore fallait-il avoir le talent de les transcender et le génie d’accorder leur grandeur passée à celle de l’époque. Adopte-t-il le ton de la confession, fût-ce en s’adressant au plus vaste des publics, et l’on croit entendre en surimpression les accents de Saint-Augustin et de Rousseau. Lui qui est tout le temps dans la domination de soi et la maîtrise de l’émotion, le voilà qui fait ses aveux, reconnaît que sa vie publique a été un échec. Comme si le héros de la France libre, l’homme de guerre et de combat avaient tant chassé le naturel qu’il lui revenait sous sa forme la plus pure, la plus vraie s’agissant d’un tel solitaire, la forme de la mélancolie.»


Pierre Assouline

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