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portugal dos pequeninos

Um blog de João Gonçalves MENU




Há cem anos, Proust publicava, depois de uma rejeição editorial, o primeiro volume de À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann. Nunca a literatura conheceu, ou viria a conhecer, maior tributo. Sobretudo quando pensamos que tudo ali conflui para, precisamente, o narrador, após aquelas mil e tantas páginas, "começar" a escrever. Há estudos e mais estudos sobre a Recherche sendo que ela própria é a melhor "teoria" que a literatura poderia referenciar a título de "manual". «Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n'avais pas le temps de me dire : « Je m'endors. » Et, une demi-heure après, la pensée qu'il était temps de chercher le sommeil m'éveillait ; je voulais poser le volume que je croyais avoir dans les mains et souffler ma lumière ; je n'avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais de lire, mais ces réflexions avaient pris un tour particulier ; il me semblait que j'étais moi-même ce dont parlait l'ouvrage : une église, un quatuor, la rivalité de François Ier et de Charles-Quint. Cette croyance survivait pendant quelques secondes à mon réveil ; elle ne choquait pas ma raison, mais pesait comme des écailles sur mes yeux et les empêchait de se rendre compte que le bougeoir n'était plus allumé. Puis elle commençait à me devenir inintelligible, comme après la métempsycose les pensées d'une existence antérieure ; le sujet du livre se détachait de moi, j'étais libre de m'y appliquer ou non ; aussitôt je recouvrais la vue et j'étais bien étonné de trouver autour de moi une obscurité, douce et reposante pour mes yeux, mais peut-être plus encore pour mon esprit, à qui elle apparaissait comme une chose sans cause, incompréhensible, comme une chose vraiment obscure. Je me demandais quelle heure il pouvait être ; j'entendais le sifflement des trains qui, plus ou moins éloigné, comme le chant d'un oiseau dans une forêt, relevant les distances, me décrivait l'étendue de la campagne déserte où le voyageur se hâte vers la station prochaine ; et le petit chemin qu'il suit va être gravé dans son souvenir par l'excitation qui doit à des lieux nouveaux, à des actes inaccoutumés, à la causerie récente et aux adieux sous la lampe étrangère qui le suivent encore dans le silence de la nuit, à la douceur prochaine du retour. J'appuyais tendrement mes joues contre les belles joues de l'oreiller qui, pleines et fraîches, sont comme les joues de notre enfance. Je frottais une allumette pour regarder ma montre. Bientôt minuit. C'est l'instant où le malade qui avait été obligé de partir en voyage et a dû coucher dans hôtel inconnu, réveillé par une crise, se réjouit en apercevant sous la porte une raie de jour. Quel bonheur, c'est déjà le matin ! Dans un moment les domestiques seront levés, il pourra sonner, on viendra lui porter secours. L'espérance d'être soulagé lui donne du courage pour souffrir. Justement il a cru entendre des pas ; les pas se rapprochent, puis il s'éloignent. Et la raie de jour qui était sous sa porte a disparu. C'est minuit ; on vient d'éteindre le gaz ; le dernier domestique est parti et il faudra rester toute la nuit à souffrir sans remède. Je me rendormais, et parfois je n'avais plus que de courts réveils d'un instant, le temps d'entendre les craquements organiques des boiseries, d'ouvrir les yeux pour fixer le kaléidoscope de l'obscurité, de goûter grâce à une lueur momentanée de conscience le sommeil où étaient plongés les meubles, la chambre le tout dont je n'étais qu'une petite partie et à l'insensibilité duquel je retournais vite m'unir.»

A nebulosa

João Gonçalves 14 Nov 13

Para parabenizar as duas décimas do crescimento do PIB no último trimestre surgiram três ministros. A procura interna - no querido Verão - terá ajudado a isto. De resto, o senhor vice e o seu mais directo ajudante, o milagreiro dr. Lima, não perderam tempo a fazer disto um foguetório comicieiro felizmente moderado pelo bom senso e pelo realismo de Marques Guedes. Aliás, em plena discussão do orçamento para 2014, é o comportamento político mais razoável por parte de Governo e, dentro deste, dos ministros do PSD. Porque, na verdade, o orçamento coloca os cabelos em pé a qualquer economia. Quanto mais a uma economia desgraçada como a nossa que tem sido persistentemente marcada por uma baixíssima taxa de poupança interna que está, no essencial, na base dos "ciclos" económicos e financeiros do século passado e dos primeiros treze anos deste. A dita dupla também insiste em dividir o país entre o que já terá realizado o "ajustamento" (os "privados") e os outros, os "públicos" que, por sinal, andam pelo menos há três anos a ser "ajustados" sem um murmúrio. Como se o "ajustamento" austeritário, sobretudo a partir de Janeiro, não tocasse a todos, e por muitos anos e bons, como já foi certificado por quem de direito no Governo. Em suma, tudo o que sirva para esquecer a "reforma" do guiãozinho, serve àquelas extraordinárias pessoas. Poiares Maduro e Pedro Lomba foram substituídos na "comunicação" e na "coordenação" pela dupla da economia, o coordenador e o coordenado. A nebulosa, porém, apesar de mais apurada é a mesma.

 

Adenda: Como escreveu o Carlos Vargas no Facebook, «o PIB português do terceiro trimestre de 2013 (Julho a Setembro) foi 1 por cento inferior ao do mesmo período de 2012. Por que é que ninguém deu esta notícia ?»

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